La Cathédrale St-Michel: une histoire de persévérance de l’architecte Audet

C’est une si belle histoire.

En 1914, lorsque Monseigneur Paul-Stanislas LaRocque fait appel à l’architecte Louis-Napoléon Audet afin de réaliser les croquis d’une nouvelle Cathédrale, nul ne pouvait se douter que l’architecte s’occuperait non seulement de la première étape de la construction de 1915-à 1917, mais reviendrait, à l’âge de 75 ans, pour finaliser l’un des plus grands projets de Sherbrooke.

Lorsqu’on prend connaissance des correspondances de Louis-Napoléon Audet, on constate toute la rigueur, la passion et la détermination dont il a fait preuve tout au long de ce projet grandiose. Qu’il s’agisse de lettres adressées aux fournisseurs pour obtenir les meilleurs prix possibles ou pour leur faire part de sa satisfaction, ou de son insatisfaction, des efforts qu’il déploie pour s’assurer du respect des échéances et de ses choix éclairés des matériaux utilisés, on y perçoit avant tout sa détermination à ériger un monument exceptionnel.

De la Chapelle Pauline, réalisation de la première phase de construction, l’architecte décrit avec fierté tous ses détails architecturaux et ses attraits qui en font un lieu exceptionnel:

Entrons maintenant dans la chapelle Pauline. L’œil est d’abord attiré par la grande voûte, surbaissée faite de briques aux nuances pâles, mais de divers tons et s’harmonisant avec le reste des murs et les lourds piliers. […] L’on est agréablement surpris de la grande simplicité de décoration de l’édifice. […] Des lignes seulement, d’innombrables jeux d’ombre et de lumière se jouent à travers les piliers et les voûtes. […] Partout ce n’est que pierre, brique et marbre. L’on a voulu non seulement faire grand, mais faire durable.

Aux générations futures, il restera à habiller ce monument, à le décorer  et ainsi par delà le temps, le chrétien d’aujourd’hui sera réuni à celui du futur par la même pensée et dans une même prière faite dans le même temple qu’il aura contribué à élever ou à embellir.

Lors de la reprise des travaux en 1956, l’architecte, inspiré par l’ensemble des chantiers qu’il a menés au cours des dernières années, apporte des changements au projet initial.  Ces changements reflète le mûrissement professionnel de l’architecte et l’apparition de nouveaux matériaux.

Le travail est commencé, aidez-nous à continuer !

 

Source : Description que l’architecte Louis-Napoléon Audet fait de la construction de la cathédrale et de l’évêché de Sherbrooke (A15,SC2.7). http://expo.rassas.org/fr/cathedrale/chapelle-pauline/architecture